Quand on parle du RDUE, la conversation reste souvent au niveau légal : que faut-il déclarer, pour quand, avec quelles sanctions. Mais la question qui détermine vraiment si une entreprise peut se conformer ou non est à la fois plus simple et plus difficile : comment capture-t-on la donnée d'origine de chaque grume, sur le site d'abattage, sans connexion internet ?
Je résous cette question depuis 2006 pour des clients en République du Congo, et la réponse n'a rien à voir avec ce qu'on imaginerait depuis un bureau en Europe.
Le vrai problème n'est pas technique, il est de terrain
Une concession forestière en Afrique centrale peut couvrir des dizaines de milliers d'hectares, sans couverture mobile, avec des équipes d'abattage travaillant à des heures du camp de base. Tout système qui dépend d'une connexion permanente pour fonctionner ne fonctionne tout simplement pas là-bas.
Comment la donnée est capturée à la source
Le processus, simplifié :
- Géolocalisation de la parcelle, avant l'abattage, via GPS portable ou intégré à l'équipement de terrain.
- Marquage physique et identification unique de chaque grume, liée à cette parcelle.
- Capture des données au point d'abattage — essence, diamètre, coordonnées — sur un appareil fonctionnant hors connexion, avec stockage local.
- Synchronisation dès qu'une connexion est disponible (au camp, sur la route, à l'arrivée à la scierie), sans perte ni duplication de données même en cas d'interruption.
- Suivi continu de la grume à travers chaque transformation — transport, scierie, séchage — jusqu'à l'embarquement.
Parlons de votre traçabilité RDUE
Sign IN
Commentaires : (0)
Il n'y a pas encore de commentaires.